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Yann Morisseau

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yann_morisseauYann Morisseau le préparateur physique estampillé INSEP, nous fait partager sa passion du Haut-Niveau et nous propose de découvrir son univers de la préparation physique.

 

 

 

 

 

– Pourriez-vous présenter votre parcours aux lecteurs de PHYSIQUESPERFORMANCE.COM ?

 

Professeur d’EPS en 1990, j’ai enseigné en lycée et collège jusqu’en 1996. En parallèle, j’ai passé mes Brevets d’Etat d’haltérophilie-musculation (Hacumese 1 et 2). Sportif de haut niveau en Bobsleigh, je suis détaché à la Fédération des Sports de Glace jusqu’en 2001. Je suis alors recruté par la Fédération Française d’Haltérophilie, intègre l’Insep en qualité d’entraîneur au Pôle France et bascule dans le corps des Professeurs de Sport au Ministère Jeunesse et Sports. En 2005, l’INSEP me propose un poste de « personne-ressource » en préparation physique à destination des Pôles Olympiques de l’Institut. Enfin, en 2011, je prends la responsabilité de la préparation physique à la fédération de Taekwondo, toujours à l’Insep, au profit de l’Équipe de France.

 

Mon parcours sportif est à l’image du professionnel, assez éclectique mais dominé par le Bobsleigh puis l’haltérophilie, discipline pratiquée assidûment sur le tard et qui constitue aujourd’hui l’un de mes socles d’interventions en préparation physique.

 

 

 

– De 2005 à 2010, en quoi consistait votre travail en tant que référent de la préparation physique des pôles olympiques ? Quelles étaient vos missions ?

 

J’ai travaillé avec environ la moitié des Pôles de l’Insep, du Judo au Taekwondo en passant par la Lutte, le Canoë-Kayak, le Basket-ball, l’Athlétisme, le Tennis de Table, la Boxe Anglaise ou la Natation Synchronisée. Mes missions étaient essentiellement ponctuelles et à destination des sportifs et/ou des entraîneurs pour des demandes parfois ciblées (gainage, cycles de force, d’explosivité, planification…). Certaines interventions sont devenues récurrentes pour mon plus grand plaisir. Mes missions régulières furent principalement orientées vers les sports de combat et notamment le Taekwondo, discipline pour laquelle j’intervins dès fin 2005.

 

Ma rencontre avec le Judo débute en 2006 avec le collectif masculin senior jusqu’à ce que la Fédération se dote de son propre préparateur physique, et avec les juniors, alors sous la coupe de Benoît Campargue, pour une initiation à la gestuelle haltérophile et une première prise de contact avec deux futurs Olympiens (Ugo Legrand et Teddy Riner). Enfin avec deux filles entre 2006 et 2008 : Anne-Sophie Mondière et Stéphanie Possamaï, desquelles j’ai beaucoup appris dans leurs quêtes d’excellence durant cette collaboration (2 titres Européens, 2 médailles Mondiales, 2 sélections Olympiques dont une médaille de Bronze).

 

En 2009, ma route croise à nouveau celle de Benoît Campargue nouveau patron des seniors, pour une nouvelle aventure avec le Judo masculin dont le contrat prendra fin à Londres, le jour du sacre de Teddy Riner, le 3 Août 2012 !

 

 

– Justement vous étiez le préparateur physique de Teddy Riner pour les JO. Pouvez-vous nous parler de votre démarche, de sa préparation olympique et de l’athlète lui-même?

 

N’étant pas un spécialiste du Judo, j’ai dû d’abord faire l’analyse de la discipline, et notamment, beaucoup observer pour comprendre les spécificités de ce sport, les profils des catégories, décortiquer les contraintes et les exigences de la discipline, les mettre en relation avec les athlètes et leurs ressources. Un bilan pour chaque titulaire de l’Équipe de France fut tiré avec les entraîneurs nationaux à partir du croisement de nos données. Des axes de travail furent alors établis, en tenant compte de leur morphotype, leur style et énergétique préférentiels, leurs points forts et faibles identifiés, leurs traumatologies et leurs attentes et sensibilité à la préparation physique.

 

Pour résumer concernant Teddy Riner, c’est un vrai lourd qui dispose de qualités de léger. Mobilité, vitesse, explosivité et résistance, au service d’une maîtrise technique élevée et d’une aptitude à se transcender exceptionnelle. Si l’on ajoute une envergure démesurée et une poigne de fer, le cocktail est détonnant !

 

Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il était plus judicieux de consolider ses qualités motrices naturelles et se concentrer sur sa prophylaxie plus que de développer sa force. En effet, comparé à ses adversaires, même au niveau national, sa force concernant les charges additionnelles n’est pas exceptionnelle car sa taille, ses segments et sa raideur de chevilles ne l’avantagent pas au point de vue biomécanique. Cela ne signifie pas qu’il ne peut faire mieux que ses 170 kg en Développé couché et Tirage Planche, ou 200 kg au Soulevé de Terre et 180 kg en quintuplés en Demi-Squat, mais que cela serait par trop chronophage et pas rentable, voire potentiellement néfaste pour son judo.

 

Pour sa préparation, nous avons privilégié la réitération d’efforts explosifs notamment par des mouvements dérivés de l’arraché qui ne le mettait pas en danger sur des aspects articulaires et mécaniques. Nous avons combiné les exigences « accélératoires » de l’haltérophilie avec les qualités de son judo. Teddy réalise 105 kg en arraché debout départ des genoux, sans sangles ni crochetage, ou encore des triplés à l’arraché d’un bras à la barre. Pour des spécialistes, ce n’est évidemment pas sensationnel mais essayez, cela démontre des qualités explosives et de poigne déjà très significatives. Il a ainsi travaillé sur la capacité à réitérer un effort global qualitatif à 85 Kg (en arraché debout départ genoux) à raison d’un triplé toutes les 30 secondes durant 5mn, soit la durée théorique d’un match de judo (équivalant à 10 attaques/match). Nous avons par ailleurs travaillé sur une solide base aérobie, le résultat de son test VMA avant les Championnats du Monde 2011 était de 16 Km/h ce qui est remarquable pour un athlète de plus de 130 Kg. On a aussi mis l’accent sur la mobilité, la capacité de déplacements avec des exercices de vivacité sur step, marches, corde à sauter et sur la force relative avec des exercices à poids de corps type tractions, dips, mais également des dérivatifs comme la pratique du tennis avec Benoît et l’organisation ponctuelle de « stages commando » à base de VTT en montagne, via ferrata, parapente… … Ce que je note surtout dans ses performances et les résultats de ses tests physiques, ce n’est pas forcément ses maxis en musculation, mais plutôt par exemple ses 75 tractions réalisés en 5 minutes avec son gabarit : ça c’est impressionnant !

 

Dans l’absolu, si on veut parler de l’athlète Teddy Riner, on peut en dire qu’il ne possède pas de qualités physiques hors-normes dans l’absolu, mais rapportées à un individu de 2 mètres 03 et 135kg , les résultats sont exceptionnels.

 

Teddy fonctionne au défi, aime les challenges, et comme beaucoup de talentueux, se lasse assez vite des routines d’entraînements ; c’est pourquoi dans sa préparation, nous nous sommes attachés à lui proposer des contenus diversifiés, même s’il y a bien entendu des éléments et mouvements récurrents. Je me remémore notamment la préparation des championnats du monde à Bercy en 2011, fortement perturbée par une lésion d’un tendon du fléchisseur du doigt. Il n’a pu reprendre le judo que 3 semaines avant la compétition. En amont, il endurait deux séances de préparation physique par jour, c’est pourquoi il a fallu faire preuve de diversité et d’originalité dans ses contenus d’entraînement. Cette préparation a été complètement individualisée. C’est ce que j’aime en préparation physique … Un travail d’artisan, à savoir « 1 préparateur physique pour 1 athlète » : dans ce cadre, on peut vraiment développer au plus juste ses qualités, accompagner l’athlète dans ses derniers retranchements, au plus près des exigences du plus haut niveau. Pour ça, il est indispensable de décrypter l’athlète, d’échanger, évaluer sa motivation, ses aptitudes du jour pour distinguer sur la palette des possibles quelles orientations donner à la séance en termes d’objectifs et d’intensité, pour être le plus pertinent et supportable, ressentir sa charge interne. C’est ce que j’ai pu faire avec Teddy avec la confiance du staff, comme avec d’autres athlètes grâce à un accompagnement au quotidien, en particulier grâce aux stages de préparation d’échéances majeures. Cette approche qualitative m’a extrêmement enrichi sur le plan professionnel et humain.

 

Comme de nombreux autres sportifs, les judokas aiment avant tout pratiquer leur discipline et traînent un peu les pieds pour la préparation physique. Il faut donc constamment donner du sens à ce que l’on fait et trouver des éléments qui permettent à l’athlète de se projeter dans un « univers spécifique » même dans les séances physiques. Toutefois, certains se révèlent des athlètes accomplis et particulièrement impressionnants car complets, à l’image d’un Benjamin Darbelet ou d’un Alain Schmitt pour les connaisseurs, même si la préparation physique n’est qu’une composante de la performance….

 

 

 

-Décrivez en quelques lignes, le projet sur lequel vous travaillez actuellement.

 

Nous entrons progressivement dans la préparation finale des championnats du monde de Taekwondo qui auront lieu au Mexique fin juillet 2013. Cela passe par un stage de 10 jours en altitude en Sierra Nevada en Espagne; ce stage sera trop court pour avoir un impact positif réel sur les organismes, mais le but est de voir les réactions des sportifs en rapport à l’entraînement, l’alimentation et la gestion du poids de corps, au sommeil, à l’hydratation des futurs sélectionnés. Juste après, on se rendra au niveau de la mer pour l’Open d’Espagne, qui entérinera la sélection pour les « Monde ». Ensuite, plusieurs stratégies seront mises en place par le staff d’entraîneurs avec notamment une individualisation plus poussée ; certains seront priorisés pour davantage d’entraînements techniques ; pour d’autres, on mettra l’accent sur le physique, principalement axé autour de la puissance maximale aérobie et à terme, l’endurance d’efforts explosifs. Les légers partiront 10 jours en stage d’opposition pour se mesurer aux Thaïlandais, redoutables spécialistes, tandis que les lourds vont plutôt accueillir des athlètes étrangers au sein de l’Insep. A l’issue, ils se prépareront soit pour fin juin et les Jeux Méditerranéens, soit partiront en stage terminal au Mexique pour un travail d’acclimatation et d’affûtage en altitude du 1er au 15 juillet avant les Championnats en eux-mêmes jusqu’au 22. Le but à court terme est de performer, à moyen terme d’identifier un groupe d’athlètes pour les prochaines qualifications aux J.O de 2016.

 

 

 

-Quels sont les éléments qui vous ont permis de progresser dans votre carrière?

 

Un mix de rêves de gosse, de lieux, de personnes et un goût prononcé pour l’observation.

 

Le hasard des bonnes rencontres, l’opportunité de s’imprégner sur tous les continents, de différentes structures utilisées comme athlète ou cadre technique, l’appropriation de leurs philosophies et politiques sportives (Australian Institute of Sport de Canberra et Sydney, Centres Olympiques Hajinomoto de Tokyo-Japon, de Calgary-Canada, Lake Placid-USA, les centres sportifs de Potchefstroom-RSA, le centre national de Taekwondo de Téhéran-Iran…sans oublier l’Insep !).

 

J’ai forgé mes convictions en observant des comportements, en échangeant avec des confrères que j’ai rencontrés au travers de mes différents déplacements. Il y eut bien évidemment aussi les rapports avec les athlètes et entraîneurs que j’ai pu côtoyer ou ceux avec qui j’ai eu le plaisir de travailler. Toutes ces interactions ont généré des interrogations sur le sens que je donne à mes actions, mon métier, le choix de mes orientations et mes aspirations profondes.

 

 

 

– Quel type de préparateur physique êtes-vous ?

 

Mon parcours est énormément guidé par la curiosité et la présence sur le terrain. Un de mes points forts réside dans le jonglage permanent entre programmation et régulation de l’entraînement, et la recherche des clés du fonctionnement des athlètes. Il est important d’expliquer ce qu’on met en place. Je suis persuadé que l’une des forces du préparateur physique consiste à donner du sens à la préparation physique pour le sportif qui la réalise, faire en sorte que le projet de l’athlète et du préparateur fusionnent. J’essaie si besoin de faire évoluer la vision de la préparation physique du sportif pour qu’il ne « subisse » pas son travail, qu’il n’apparaisse pas que comme une contrainte, qu’elle ne soit pas perçue que comme un passage obligé.

 

Lorsqu’on arrive à des résultats avec les athlètes sous notre responsabilité, c’est souvent qu’on a réussi à identifier leur mode de fonctionnement ; c’est à nous à extraire les déterminants qui vont les aider à s’impliquer davantage et donner leur pleine mesure. Dans la pratique, il faut arriver à transmettre à l’athlète du « plaisir à faire » en dehors de sa spécialité.

 

 

 

– Y a-t-il une différence entre le métier de préparateur physique en France et à l’étranger ?

 

Clairement oui, de grandes différences avec entre autres les Anglo-Saxons comme je l’ai constaté grâce notamment à Thibault Giroud, préparateur physique transcontinental, attaché depuis quatre ans au Biarritz Olympique en Rugby top 14 et anciennement partenaire de l’équipe de France de Bobsleigh, et avec qui j’échange beaucoup. Lorsqu’il entraînait en Rugby à XIII aux Celtic Crusaders, il m’a invité à Cardiff prendre la température de la préparation physique chez les Gallois. Il m’a montré à plusieurs reprises qu’il y avait un réel décalage entre la France et les pays Anglo-saxons, notamment sur le rôle et surtout le statut que joue le préparateur physique en rugby à l’étranger, mais également sur la différence de culture et la place accordée à la préparation physique dans une logique de performance.

 

Lors d’un voyage d’étude en Australie, j’ai également pu apprécier une organisation à l’ AIS que je trouve très pertinente. Un staff de préparateurs physiques issus de différents sports et spécialisés sur des thématiques complémentaires (énergétique aérobie, haltérophilie et charges additionnelles, force relative et gainage, sports collectifs, sports nautiques etc…) est coordonnée par un Strentgh and Conditioning Head Coach. Ils travaillent en collaboration étroite avec les différents coaches techniques à raison d’un préparateur référent par groupe de deux à trois disciplines. Ils agissent en concertation, gèrent une veille informationnelle et se déplacent régulièrement à l’étranger pour parfaire leurs savoirs et savoir-faire. Il y a une véritable préoccupation autour de la préparation physique dans toutes ses dimensions, de fortes relations avec les Universités et une osmose avec les divers services de la performance sur un pied d’égalité (psychologie, médical, réhabilitation motrice, recherche, nutrition, récupération…)

 

A ce niveau en France, les compétences existent mais me semblent encore trop cloisonnés. Pour moi, aller dans ce type de structure, c’est comme voir le père Noël !

 

Je pense qu’à la différence de la France où la notion d’équipe de préparateurs physiques est encore à construire, chez les anglo-saxons c’est déjà un corps reconnu avec un statut à part entière.

 

 

 

– Que dire du statut du préparateur physique français ?

 

En France, on doit souvent faire preuve de nos propres compétences dans de multiples circonstances. C’est usant car on est régulièrement remis en cause. Parfois c’est intéressant car le dialogue est constructif mais trop souvent on est très méfiant à notre égard. Qui est-il ? D’où vient-il ? Pourquoi propose t-il ça ? …C’est un peu fatiguant car avant même de commencer le travail, on a déjà perdu beaucoup d’énergie pour convaincre du pourquoi, du comment et du bien- fondé de nos compétences, sans parler parfois des procès d’intention d’appropriation des athlètes sur lesquels on intervient. C’est pourquoi je revendique parfois de ne pas être spécialiste des disciplines avec qui je collabore, ce qui amène un regard parfois novateur, renforce les liens avec les techniciens et lève toute ambiguïté…

 

Une anecdote sur la perception du préparateur physique entre la France et l’Étranger. En 2007, j’accompagne en stage à sa demande Marc Raquil (multiple médaillé sur 400m) et Nicolas Figère (sélectionné Olympique et l’un des 4 Français de tous les temps à plus de 80m au marteau) en Afrique du Sud. Nous sommes sur un lieu d’entraînement privilégié de l’athlétisme européen (chaleur, altitude, très faible décalage horaire et structure d’entraînement de grande valeur), et même mondial. Lors d’une séance de gainage avec Marc et Nico, je suis abordé par une athlète qui intéressée par ce que nous faisons, demande si elle peut se joindre à nous ou réserver moyennant finances des créneaux d’entraînement. De fil en aiguille nous réalisons plusieurs séances, dont une mémorable d’initiation à l’arraché debout qu’elle n’avait jamais pratiqué et où elle réalise des quintuplés à 50kg dès la première séance ! Il s’agissait de la Jamaïcaine championne du monde 2005 du triple saut, Trécia Smith ! Chez elle, pas d’à-priori mais un intérêt réel. A contrario, de retour en France, l’entraîneur de Marc, pour le moins suspicieux, refusait le dialogue et lui demandait de choisir entre lui et moi…

 

Concernant la préparation physique en France, il existe de grandes disparités dans les parcours de formations et l’absence à ce jour de diplômes reconnus par l’État. Un étudiant de 22 ans qui a validé une Licence Staps et qui passe un DU de préparateur physique en 5 semaines peut se revendiquer préparateur physique !!! Ce n’est pas sérieux !!! Je ne conteste pas le bagage théorique ni l’investissement mais il faut tout de même faire ses armes, se confronter à la réalité des efforts, explorer, se forger ses propres convictions par la pratique, prendre le temps de se découvrir et tutoyer ses limites …

 

Une réflexion est encore à mener pour faire acquérir ses lettres de noblesse à la préparation physique en France. Il y a un travail à faire sur ses différents champs, rôles et statuts et cela passe par mettre un peu d’ordre dans nos formations. On sera respecté si à un moment donné on est tous respectables…Et sincèrement, je participe à mon niveau au travers de certaines formations à cette structuration pour valider à terme une reconnaissance de cette valence d’entraîneur physique.

 

En tout cas, je suis déjà heureux d’avoir, en toute modestie, participé à générer ou sensibiliser des vocations. Parmi les athlètes que j’ai entraînés, certains sont ou se dirigent vers des responsabilités dans le domaine de la préparation physique tels Marc Raquil (athlétisme), Tony Rodriguès,vice-champion du monde de Judo ou Yannick Szczépaniak, double finaliste Olympique de Lutte Gréco-romaine. Il ne faut perdre de vue que les élèves d’hier et d’aujourd’hui sont les guides de demain !

 

 

 

– Quels sont vos projets pour l’avenir ?

 

J’ai un parcours assez diversifié. Je n’ai jamais passé plus de 5 ans au même endroit. Alors vous dire ce que je vais faire précisément dans les prochaines années… Pour ce qui est de mes missions actuelles, mon objectif à court terme est de faire en sorte que le Taekwondo soit dans les meilleures dispositions pour briller et obtenir de bons résultats sur les prochaines années. J’aimerais prendre une part croissante dans l’obtention de médailles Françaises pour les J.O de 2016 ( 5 à ce jour entre Pékin et Londres). Au-delà, je souhaite participer à faire émerger de nouveaux talents pour 2020 et au-delà.

 


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