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Interview Christophe Lemaître

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christophe-lemaitreRencontre avec Christophe Lemaître : le meilleur sprinteur français, détenteur du record de France du 100 mètres et 200 mètres, répond aux questions de Physiques Performance sur sa préparation physique…

 

« Je dois donc tirer les leçons des J.O et me responsabiliser davantage. Maintenant que j’ai mis entre parenthèses mes études, je vais passer de 7 à 12 séances par semaine et je vais très souvent effectuer deux séances par jour. « 

 

 

 

Qu’est-ce que représente la « préparation physique » pour vous ?

Au moment du travail physique, ce que je ressens d’abord c’est de la souffrance. Je sais que les exercices proposés vont être éprouvants mais ils sont nécessaires. C’est un travail que je n’apprécie pas forcément mais c’est un gage de performance car on ressent les progrès et on sait que c’est un passage incontournable pour être bon en compétition.

 

– De quoi est fait le travail physique « hors de la piste » tout au long de l’année ? Faites-vous beaucoup de musculation et sous quelles formes?

Je fais essentiellement de la musculation à raison deux séances par semaine. Cela se décompose en deux étapes distinctes selon les saisons (hiver et été). En hiver, j’effectue un gros travail quantitatif avec des charges lourdes ; en été, j’utilise des charges plus légères pour réaliser des mouvements explosifs. Je travaille beaucoup sur des exercices basiques : squats, ½ squats, développé-couché et des mouvements d’haltérophilie, principalement des arrachés. Je fais également énormément de renforcement musculaire à base de gainage au niveau des étages articulaires pour un soutien profond et une meilleure transmission de force entre les membres supérieurs et inférieurs.

 

 

– Faites-vous des tests de puissance ou de force ? Si oui, quels sont-ils ?

L’un des tests de référence en rapport à mon sport est de réaliser des sprints de 60 mètres en traînant différentes charges de 10 à 20Kg ; on peut monter jusqu’à 30 Kg. Le but est de voir quelle puissance et surtout quelle vitesse j’exprime en fonction des différentes charges, en jouant sur les temps de récupération. Ceci me donne un bon indicateur sur mon état de forme.

 

 

– Combien d’heures par semaine passez-vous sur la piste en période de préparation ?

En période de compétition, je m’entraîne tous les jours et le volume semaine représente 12 heures, avec 8 heures uniquement sur la piste.

 

 

– Avez-vous une recette, une astuce à faire partager pour mieux récupérer sur le plan physique après une grosse séance d’entraînement ?

Généralement, en récupération après une grosse séance, je réalise des étirements passifs ; une fois sous la douche, j’alterne plusieurs séquences de chaud et de froid pour stimuler la circulation sanguine. En stage et lors des compétitions, je m’immerge dans des bains glacés pour accélérer la récupération musculaire et profiter de son action antalgique. A cela, il faut ajouter le repos et une bonne hygiène alimentaire, je n’ai pas de recette miracle pour récupérer, je crois simplement qu’il ne faut rien négliger et être rigoureux sur les principes de bases (protocole, soins, sommeil/repos, nutrition) pour optimiser la récupération.

 

 

-Qu’est-ce qui va changer cette saison dans votre préparation par rapport aux JO de Londres ?

Avec mon entourage proche mon coach Pierre Carraz, mes parents, mon agent, mon équipementier Asics, mon attaché de presse et mon président de club, nous avons fait un débriefing sur la saison et en particulier sur mes résultats aux JO. Ensuite, nous avons élaboré un plan avec la marche à suivre pour cette saison concernant ma préparation. Je dois donc tirer les leçons des J.O et me responsabiliser davantage. Maintenant que j’ai mis entre parenthèses mes études, je vais passer de 7 à 12 séances par semaine et je vais très souvent effectuer deux séances par jour. D’autre part, pour mieux digérer les charges d’entraînement, nous allons mettre en place un meilleur dispositif pour les soins et la récupération, avec en particulier l’accompagnement d’un staff médical et des kinés pour avoir un suivi plus précis et surtout plus régulier, qui je l’espère, va me permettre de progresser encore et courir plus vite.

 

 

– Vos objectifs pour 2013 ?

Mon objectif principal est les mondiaux cet été à Moscou. Je vais doubler 100m et 200m, et je vais également faire le 4×100 mètres avec mes partenaires du relais. Mon but est de faire aussi bien qu’en 2011 où j’ai obtenu deux médailles. Si je pouvais réitérer cet exploit, ce serait super.

 

 

Propos recueillis par Physiques Performance, à Lyon le 16/10/2012

 


2 réponses à “Interview Christophe Lemaître”

  1. Ladauge dit :

    2 séances de muscul c’est trop peu, il manque de force sur le bas mais aussi sur le haut. Quand je vois ce que Bolt se met dans la tête en salle ça me laisse songeur…

  2. bobforrester dit :

    bonjour

    Oui il pourrait faire comme d autres se bourrer d anabolisants et prendre beaucoup de viande mais à quel prix ? Et à condition de ne pas se faire pincer tôt ou …tard !

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